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« Faire naître » de Clélia Gasquet-Blanchard : comment le démantèlement de l’hôpital public fragilise la naissance
« Faire naître » : comment le démantèlement de l’hôpital public fragilise la naissance
Le 31 octobre 2025, la Maternité des Lilas, établissement emblématique de Seine-Saint-Denis et pionnier d’un accouchement plus respectueux des femmes, a définitivement fermé ses portes après des années d’incertitudes et de luttes. Une disparition qui symbolise la crise plus large que traversent aujourd’hui les maternités françaises.
Géographe, maîtresse de conférences HDR à l’École des hautes études en santé publique et chercheuse au laboratoire ESO (CNRS – Université Rennes 2), Clélia Gasquet-Blanchard travaille depuis plusieurs années sur les lieux et les conditions de la naissance en France. Depuis 2019, elle coordonne également le réseau de santé SOLIPAM, qui accompagne en Île-de-France des femmes enceintes en situation de grande précarité.
Dans Faire naître. Ce que le capitalisme fait à la maternité (La Fabrique, 2026), elle analyse la manière dont la transformation néolibérale de l’hôpital et du soin isole progressivement les mères, fragilise le travail des soignantes et creuse les inégalités territoriales face à la naissance. Son livre s’appuie sur des enquêtes et des observations menées dans plusieurs maternités françaises, sur des échanges approfondis avec des équipes soignantes et des femmes ayant récemment accouché, ainsi que sur son travail de terrain auprès de femmes confrontées à de fortes vulnérabilités sociales.
Dans cet entretien accordé à Enflammé.e.s le 13 février 2026, elle revient sur les effets concrets de ce démantèlement du soin et sur la manière dont la naissance est devenue un révélateur aigu des fractures sociales et territoriales contemporaines.
Ménopause : un tabou politique, culturel et médical
Ménopause : un tabou politique, culturel et médical
Dans son essai Bouffées de chaleur Briser le tabou de la ménopause, initialement publié en 2022 en allemand puis publié en français en 2023 aux Éditions La Découverte, la journaliste et autrice féministe Miriam Stein brise un tabou tenace : celui de la ménopause. À partir de son propre parcours, elle interroge l’aveuglement du système médical, les angles morts du féminisme contemporain, et l’invisibilisation des femmes à mi-parcours de leur vie.
Dans cet entretien accordé à Enflammé.e.s le 1er juillet 2025, elle appelle à une transformation profonde, politique et culturelle, de notre regard sur cette transition universelle.
Cancer du sein : la bioprothèse innovante d’Healshape après une mastectomie
Après une carrière chez Sanofi Pasteur, Sophie Brac de la Perrière a choisi de consacrer son énergie à une cause trop souvent négligée : permettre aux femmes de se réapproprier leur corps après un cancer du sein. La start-up Healshape développe actuellement une bioprothèse unique, naturelle et résorbable, qui replace la régénération des tissus au cœur du processus de reconstruction mammaire.
Dans cet entretien accordé à Enflammé.e.s le 24 octobre 2024, Sophie partage sa vision féministe de la santé, son engagement pour des solutions respectueuses du corps féminin, et les défis d’une innovation pensée pour les femmes.
Menstruations incapacitantes au travail : la proposition de loi des députés NUPES
Après une concertation lancée le 7 avril 2023, les députés NUPES Sébastien Peytavie, le chef de file de la PPL, Sandrine Rousseau et Marie-Charlotte Garin ont déposé leur proposition de loi sur la santé menstruelle et gynécologique au travail ce 26 mai.
La présentation a eu lieu à l’issue du colloque “Pour un congé menstruel en France !” organisé à l’Assemblée nationale.
Voici les éléments clés de cette proposition de loi (PPL) ambitieuse, qui fera date si elle est adoptée dans le combat pour l’égalité femmes-hommes dans notre pays.
Carrefour et la santé des femmes : des effets d’annonces ?
Carrefour et la santé des femmes : des effets d’annonces ?
Le groupe Carrefour a annoncé par la voix de son PDG, Alexandre Bompard, le 19 avril 2023, une série de mesures pour la santé des femmes. 12 jours d’absence médicale par an seront par exemple accordés aux femmes atteintes d’endométriose et ayant une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH).
Les principaux syndicats (FO, CGT et CFDT) se réjouissent de ces décisions mais regrettent vivement l’absence totale de concertation avec la Direction. Plusieurs limites sont aussi pointées du doigt.